___Je ne suis pas heureuse. Sporadiquement, je ne suis pas heureuse. Ça arrive surtout le soir, avant de me coucher. Après ma douche, quand je me regarde dans la glace. Dans le métro, quand je les* vois. Je ne suis pas heureuse. Pour plusieurs raisons. Des petites excuses, mais de celles qui s'accumulent. J'ai un gros ventre; trop de graisse. Mais ça, tout le monde se le dit au moins une fois par jour. J'ai des dents croches. Y'a que moi à blâmer, je n'ai jamais voulu de broches. Je ne sais pas comment me maquiller. Art visuel auquel je ne comprend pas grand chose. Je ne sais pas comment m'habiller. On dit souvent que le style reflète la personnalité; que dit mes vêtements alors? Rien mis à part que je me cherche.... encore. Je suis paresseuse. Mais ça, je l'assume par contre. Pleines de petites bêtes noires que je n'ai jamais réussis à jeter aux poubelles, aux oubliettes de mon cachot. Je les transporte, comme une belle aura noire qui s'épaissit, m'étouffe, me cache à mes propores yeux. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus où je vais. Je ne sais plus rien. Retour à la case départ. C'est parce que je ne suis plus capable de respirer. Je ne suis plus capable de penser. Deux routes, trois routes, quatres routes devant moi, infinie. Je n'en vois pas la fin, je n'en vois même pas le commencement. Un brouillard constant, une chute effrayante. La peur de s'écraser à la fin. La peur de ne pas aboutir au bonheur conventionel. Je me perds dans la réalité des autres pour oublié la mienne. Je me brise les tympans de musique discordante pour ne plus entendre les autres. Je m'imagine des scénarios poeur euphémiser le mien. Je ne vais pas bien Je le dis, le cris, l'écrit, le pleure. Je ne sais pas quel chemin choisir, quel bonheur goûte le meilleur. Je suis perdue. Il n'y a personne pour me prendre la main, m'indiquer de force une route, la meilleure pour moi. Mais c'est que personne ne le sait... sauf mon coeur. Mais lui, vaut mieux ne pas s'y fier quelque fois... Ma bouche reste close, mes yeux restent mouillés, mon coeur reste en morceaux, impossible à recollés. Mon front est striés de rides, de confusion, de remords, de questions. Mes pieds ne peuvent plus me supporter, ma tête est trop lourde à porter, trop pleine pour la comprendre. Il y a des voix qui essaye de me guider, mais je ne peux pas toutes les prendre. Fonce, ne pense à rien, oublie demain. Fais-moi confiance, prend ma main, je vais t'aider. Écoute ton coeur, lui seul peut décider. Toutes ces voix...
Et la mienne, où est-elle ?